Dragon Quest VII : Le test Playstation

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Votre aventure débute dans le village de Fishbel situé sur l’île d’Estard. Très vite vous apprendrez que le monde de Dragon Quest VII est composé uniquement de votre île. Il n’y a donc ni continent, ni d’autres îles à explorer ce qui peut paraître bien monotone aux jeunes gens en quête d’aventure. Après un réveil difficile, vous assisterez au départ de votre père pour la pêche mensuelle. Votre amie d’enfance, Maribel fille du maire de Fishbel, essayera d’échapper à cette vie sans surprises en se cachant dans le bateau de votre paternel. Votre mission sera de la débusquer et de la ramener à la raison. Vous serez ensuite convoqué par le roi pour une affaire de la plus haute importance. Ce sera l’occasion pour vous de sortir de ce petit village et d’explorer votre charmante île.



Là, l’exploration sera succincte. En effet, hormis votre village, la capitale d’Estard, la cabane de l’ermite ou d’étranges ruines, il n’y a rien de bien excitant. Pas de monstres à combattre, pas d’aventure à attendre. Une fois devant le roi, celui-ci vous interrogera sur son fils, le Prince Kiefer avec qui vous avez l’habitude de faire les 400 coups. Vous apprendrez que depuis la mort de sa mère, les liens familiaux se sont distendue et qu’arrivé à l’adolescence, le jeune prince ne pense qu’à trois choses : jouer, partir à l’aventure et les femmes. Bien que vous niiez toutes implications dans la dernière escapade du prince, le roi, croyant déceler une lueur de malice absente normalement des yeux de ses sujets, vous ordonne de ramener le fugueur. Vous trouverez le prince dans votre cachette et il vous montrera un vieux parchemin que même vous n’arrivez pas à traduire.

Après bien des péripéties, le héros accompagné par Maribel et le prince Kiefer, se déplaceront dans les anciennes ruines de l’île pour chercher trois vieux artefacts appelé LandShard et résoudre divers puzzles afin d’accéder au Traveler Gate enfoui au cœur de ces ruines. Une fois toutes ces pièces acquises, vous pourrez finalement activer le Traveler Gate et accéder à la région oubliée de Rexwood. C’est à ce moment seulement que commencera réellement votre aventure.

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Dragon Quest VII Prince

Comme vous l’avez peut-être noté, vous passerez le début de votre quête, soit pas loin de deux heures, sur l’île d’Estard sans combattre un seul monstre, de quoi désarçonner les vieux routiers des J-RPG. Ce début atypique, mais pourtant nécessaire à la mise en place de l’univers de Dragon Quest VII, fera la place belle à l’exploration et à la quête d’informations. Cet épisode a comme particularité d’avoir un rythme de narration très lent mettant en avant une histoire extrêmement développée, il pourra paraître pesant pour certains.

Pourtant c’est là que réside la grande force de ce jeu car aucun autre épisode de la saga ne vous fera rencontrer autant de personnages ou voyager à travers autant de lieux différents. Le principe de monde morcelé est un autre de ses points forts. Vous visiterez dans la plupart des cas, les îles à deux époques différentes. Une fois en remontant dans le temps, où votre mission consistera à vaincre par tous les moyens la malédiction retenant cette île dans le passé. La seconde fois, dans le présent où vous pourrez constater les conséquences de vos actions. Les quêtes annexes seront aussi très nombreuses et rallongeront, pour les plus courageux, la durée de vie immense du jeu.

Côté technique, vous évoluerez dans un univers presque entièrement en 3D. Presque car cette 3D a deux particularités. Première particularité, les niveaux sont cloisonnés et vous constaterez souvent être bloqué dans une sorte de cube fermé. Deuxième particularité, les personnages et la carte du monde restent en 2D. Malgré tout on retrouve la patte graphique de Toriyama qui a encore su nous fournir un excellent travail au niveau design et qui est ici parfaitement respecté. Les combats sont eux très fréquents et l’on se demande parfois si ce n’est pas pour rattraper ceux que l’on n’a pas eu au début du jeu. Ils gardent leur côté old school en conservant la représentation en 2D vu par les yeux du héros. Les animations des ennemis sont très détaillées et une attention toute particulière a été apportée aux effets pyrotechnique des divers sorts et coups spéciaux. Koichi Sugiyama nous enchante encore avec des musiques collant parfaitement à l’action et réussit à renouveler les quelques reprises des précédents épisodes de manière magistrale.

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Du côté des défauts, on peut signaler des graphismes beaux mais pas extraordinaires, la Playstation pouvant faire bien mieux. Déjà, à l’époque de sa sortie, des voix s’étaient élevées contre le côté archaïque des graphismes. Mais si de beaux graphismes faisaient de bon jeu, cela se saurait. Les quelques rares scènes en images de synthèse sont, elles aussi, d’un autre âge et se payent même le luxe d’être encore plus mauvaise que celle de Final Fantasy VII sorti bien longtemps auparavant. Mais ces quelques défauts ne doivent pas cacher que ce Dragon Quest VII, possède ce petit goût de « reviens-y » si caractéristique de la saga.

Dragon Quest VII Artwork

En bref...
Avec ses personnages tous plus attachants les uns que les autres, sa quête captivante et riche en rebondissements, ses musiques qui vous trotteront dans la tête pendant un bon bout de temps, Dragon Quest VII signe le grand retour de la saga sur le devant de la scène. On peut lui reprocher un aspect technique archaïque même pour l’époque de sa sortie, mais objectivement c’est son seul et unique défaut. Dragon Quest VII propose de vivre une grande et belle aventure comme rarement un jeu rôle japonais l’a fait et c’est là, la clé de son succès.

[+] Durée de vie énorme
[+] Personnages attachants
[+] Histoire motivante et captivante

[-] Peut-être trop long pour certains
[-] Scènes en image de synthèse d’une autre époque
[-] Techniquement dépassé même à l’époque de sa sortie



Test réalisé par Shinjilestat, mise en page par Poppu